WEBCOM 2008 : tendances Web 2.0
WEBCOM 2008 : une journée des plus intéressantes qui nous a donné un accès privilégié aux nouvelles tendances d’affaires et techno-sociales qui pointent à l’horizon. Un événement très bien organisé présentant une belle brochette de conférenciers et des thèmes captivants voire surprenants; alors félicitations aux organisateurs : Michel Chioini, Claude Malaison et Claude Thibault.
Que dire et surtout comment résumer un tel événement ? Je ne ferai pas un survol des principaux conférenciers et de leurs présentations car les organisateurs ont mis en place tout un éventail d’outils 2.0 qui sauront répondre à vos questions, si vous n’y étiez pas, et prolonger l’expérience de l’événement, si vous avez apprécié, tels le blogue Webcom 2008, des communautés Webcom 2008 sur Facebook et Ning, du Twitter ainsi que du contenu primaire tels commentaires, entrevues, conversations depuis le salon des exposants de Webcom 2008, avec l’ultime opus des copains Christian Aubry et Laurent Maisonnave, ex-associés d’Économie Logique Communications et du label vidéopresse et finalement, une émission 2.0 sur UStream.
Non, j’irai plutôt avec quatre impressions personnelles qui ont émergées; le tout sur le mode « new journalism », bien sûr. Alors voici :
CLOUD COMPUTING : nous travaillerons tous la tête dans les nuages et plus tôt que tard !
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le « cloud computing » semble en voie d’acquérir ses lettres de noblesse (proposé et soutenu par nul autre que Google… qui prêche un peu pour sa paroisse, me direz-vous mais…) et de devenir une solution tout à la fois efficace, réelle et surtout plus économique et ce, tant pour les individus que pour les entreprises. Ainsi, conséquence et suite logique de la philosophie « open source » et des web apps, vous pourrez accéder à vos données et vos applications, à tout moment et en tout lieu puisqu’ils seront sur le Web, caché dans un nuage de capacité computationnelle incroyable, attendant votre retour. Un peu à l’instar des univers infinis de la mécanique quantique qui ne sont que probabilités jusqu’à ce qu’ils se matérialisent sous l’impulsion d’un scientifique qui tente de les mesurer. Idée extrêmement séduisante pour les utilisateurs (plus besoin de serveurs ni d’intégrateurs très coûteux) et surtout potentiellement très dommageable pour les grands manufacturiers tels Microsoft, IBM, Sun, Oracle, etc. Le pouvoir au peuple, dit Google qui prépare l’arrivée de son offre de services « cloud computing » depuis des années en installant des dizaines de milliers de serveurs à proximité de centrales électriques… qu’elle achète aussi parfois. Malgré tous les cancans et rumeurs, j’ai quand même un faible pour Google et je serais tenté de lui donner sa chance mais ça, c’est une autre histoire !
TWITTER : je t’aime, tu m’aimes, on s’aime passionnément, instantanément, en tout temps !
Quel merveilleux petit outil super simple et super facile à utiliser et surtout, super puissant. Un champ de 140 caractères qui se rend directement, en un instant, jusqu’à vos amis Twitter sur leur ordi ou leur cell ; enfin, ceux qui ont choisi de vous suivre (ajouter à leur liste) afin d’être informé en tout temps et en tout lieu de vos derniers… flashs, quoi !!! Vos états d’âme, vos news, vos cancans, vos questions, vos réponses, vos re-news, vos re-réponses, vos re-questions, et on peut se « q&a » comme ça, sans fin, tout une journée même. Je ne connais pas d’autre outil plus « Gen Y » ou « Millénaire », si vous préférez, que ça : un outil multicontacts qui se superpose aux autres applications que tu roules (donc multitâches aussi), simple et puissant, tout dans l’instant !!!
J’ai compté 7 conférenciers qui ont mentionné Twitter comme outil 2.0 dont 2 en ont fait leur sujet de prédilection, alors… Alors quoi, dites-vous ? Et bien, quand plusieurs conférenciers d’une conférence internationale portant sur le Web 2.0 parlent abondamment d’une technologie, c’est que le sujet est presque devenu « mainstream » ou le sera sous peu. Si vous préférez, c’est une autre preuve que les « Millénaires » arrivent / envahissent de plus en plus le marché du travail et les entreprises.
WEB 2.0 : ‘faut pas avoir de gêne avec la « Gen Y », ça peut toujours vous être utile
Le « cue » du jour : plusieurs conférenciers ont mentionné le même scénario d’intégration d’une technologie Web 2.0, soit qu’un patron « boomer », frisquet et craintif face à une technologie qu’il n’avait pas eu le courage d’essayer ni même de comprendre, s’est ravisé après avoir constaté qu’un de ses employés « Gen Y » maîtrisait cette technologie aussi parfaitement que lui le frisbee au même âge et lui a donc demandé de la lui expliquer pour la démystifier; puis, il lui a confié la mission d’évangéliser les autres employés et de l’intégrer à son entreprise pour aujourd’hui, s’en faire lui-même le porte-étendard et en vanter les bénéfices pour son entreprise. Belle histoire, non ? Tout ça pour dire que vos employés « Gen Y » peuvent faire passer la barre du nouveau Millénaire à votre entreprise en moins de deux. Afin d’illustrer mon propos, je vous raconte cette histoire : l’un des conférenciers du Webcom 2008, âgé de 29 ans, raconte que lors d’un séminaire intra-entreprise, il se fait dire par l’un des employés, celui-ci âgé de 21 ans, qu’ils ne sont pas de la même génération et que sa génération connaît mieux toutes les nouvelles technologies parce qu’elle est née avec. Il rétorque alors qu’il connaît très bien les technologies web 2.0 puisqu’il les fait connaître et les intègre en entreprise et que de plus, ils n’ont que 8 ans de différence. La réplique de l’employé de 21 ans fut assez percutante : « Oui mais moi, je faisais mes devoirs du secondaire sur un wiki avec mes amis en ligne et toi ? »
LES RÉSEAUX SOCIAUX : contexte d’affaires oblige !
Près de la moitié des conférenciers ont abordé le sujet des réseaux sociaux et ce, principalement en contexte d’affaires. Tous ou presque ont mentionné les deux principaux freins à leur adoption en entreprise ; soit la sécurité et la productivité. En résumé, les dirigeants croient que les réseaux d’affaires constituent un risque pour la sécurité des données de l’entreprise et ils croient de même que les employés seront moins productifs parce qu’ils passeront du temps sur le réseau de l’entreprise.
Il importe d’apporter une distinction entre réseaux sociaux et réseaux d’affaires ; typiquement, un réseau d’affaires (Business Network), qu’il s’agisse d’un réseau d’employés ou d’un réseau de clients, sera déployé à l’intérieur de l’entreprise, sur ses serveurs ; ce qui, dans bien des cas, résout les problèmes liés à la sécurité. Deuxièmement, un réseau d’affaires bien orchestré, bien pensé, augmentera la productivité des employés qui le fréquentent et l’alimentent ainsi que la rentabilité de l’entreprise. Bref, que de préjugés et d’ignorance. Conséquemment, ce sujet fera l’objet d’un billet à venir prochainement sur le blogue « producTIvITé + ».
Je crois qu’il faut faire porter le blâme de ces préjugés et de cet ignorance sur le « Generation Gap » qui existe entre les Boomers, constituant encore la principale génération de dirigeants, et les « Gen Y », principale génération de nouveaux employés. Faut-il rappeler que nous nous dirigeons vers une profonde pénurie de main d’œuvre et que toutes les entreprises seront en compétition entre elles pour la nouvelle génération de compétences et de talents. Conséquemment, les « Gen Y » n’auront que l’embarras du choix et les entreprises qui n’offriront pas un environnement de travail correspondant à leurs exigences et attentes rateront le coche, tout simplement ; ce qui risque de s’avérer catastrophique pour certaines. Donc, avis à ceux qui voudraient passer en mode Entreprise 2.0, vous aurez besoin de ces nouvelles ressources et il vous faudra mettre en place un environnement de travail 2.0.
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| Mots-clefs :Blogue, Business Network, cloud computing, Communauté d'Affaires, Entreprise 2.0, Facebook, Ning, Productivité, Réseaux sociaux, Twitter, Web 2.0 |



[14 novembre 2008] à 16:33
Pour le Webcom live, je tiens à souligner l’immense travail de Manuel Angelini, qui a tenu le fort une grande partie de la journée derrière la caméra, et devant pour quelques commentaires très pertinents sur la vidéo sur IP.