Entreprise 2.0 (Take 2) : le 2.0, une source intarissable de SAVOIR
Quelle est la véritable nature du 2.0 ? Quelle est sa véritable valeur est la question qui suit inévitablement et qui intéresse au plus haut point les dirigeants avides de productivité, rentabilité, profitabilité; bref, intéressés par le Big Money !!!
Rappelons que les données structurées ne représentent que 4 % du SAVOIR de l’entreprise (ce qui est mis en boîte dans les applications TI) et sont le fait des activités de traitement de l’information de l’entreprise elle-même. Où se trouve le reste du SAVOIR, le 96 % ?
La vraie nature du SAVOIR

Pour simplifier la discussion, nous dirons que le SAVOIR se trouve pour la majeure partie dans le 2.0, sous forme de données non-structurées, car les applications dites semi-structurées s’abreuvent elles aussi en majeure partie à des données non-structurées ! Les applications TI, elles, « structurent » les données; elles accolent une valeur à une série d’opérations et de manutentions, de discussions, de téléphones, de rencontres, de courriels, etc.
Mais toutes ces discussions, téléphones, rencontres, courriels et surtout, décisions prises dans le cadre informel de cette série d’opérations et qui leur sont associés ne sont pas comptabilisées, ni répertoriées, ni archivées et encore moins, partagées. En fait, il y a là tout un SAVOIR que les entreprises perdent parce que les dirigeants ne veulent pas se mettre au 2.0; des années d’expérience sur le terrain et de relations clients, d’essais-erreurs qui ont menés à des améliorations de procédés de fabrication ou de services validés par les clients et le marché, de découvertes fortuites ou accidentelles qui se sont transformées en nouveaux produits, de meetings informels dans la cafétéria ou le café, etc.
Et le 2.0 dans tout ça ??? Et bien, le point commun de tous ces phénomènes de l’environnement de travail que je décris, c’est qu’ils sont le fruit et ont fait l’objet de « conversation » entre individus. Et le 2.0, c’est une panoplie d’outils de collaboration qui permettent la conversation entre employés et entre clients et employés de façon informelle, asynchrone ou en temps réel, indépendamment de la distance. De plus, les outils 2.0 permettent l’archivage, la catégorisation, la qualification (tagging) et surtout, la recherche non seulement de ces conversations, de ce SAVOIR, mais aussi des individus qui y ont participé et contribué.
Bref, le 2.0 représente un saut quantique en termes de collaboration (donc de productivité) entre employés au sein de l’entreprise, de partage et transfert des connaissances des experts de l’entreprise vers les autres employés, de communication et d’adoption des « meilleures pratiques d’affaires » par les employés et ultimement, de Service à la Clientèle et de Productivité.
L’Apprentissage 2.0
Pour clore le tout en beauté, rappelons que selon Jay Cross, un des figures de proue du eLearning, 87 % de l’Apprentissage en entreprise se fait de manière informelle, l’acquisition de connaissances donc, et procède hors de toute structure; hors des processus formels de formation et de transfert des connaissances. Bienvenue 2.0 !!!
Bonne semaine,
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| Mots-clefs :Collaboration, conversation, Entreprise 2.0, Productivité, SAVOIR, Web 2.0 |



[14 septembre 2009] à 01:47
A nouveau un article très intéressant.
Quelle est la source des chiffres du tableau ?
[14 septembre 2009] à 04:41
[...] This post was mentioned on Twitter by Florian Hervéou. Florian Hervéou said: RT @aponcier: Entreprise 2.0 (2e partie) : le 2.0, une source intarissable de SAVOIR http://is.gd/3dJli [...]
[14 septembre 2009] à 07:39
Les chiffres proviennent d’un Mémoire de Fin d’Études publié par un étudiant Français dont vous trouverez le lien dans le billet précédent sur l’Entreprise 2.0 (1ère partie).
[20 septembre 2009] à 18:55
[...] tel que présenté dans le billet précédent, les données structurées par les applications TI en entreprise ne représentent que 4% du Savoir [...]