31 juillet 2008
Je sais, je sais, vous me direz : « pas encore le Web 2.0 », et vous avez raison… et ce n’est pas dans les habitudes de la maison, euh… du blogue mais puisque c’est l’été et que nous faisons « léger », nous allons digresser et revenir sur ce billet ou plutôt ces 2 billets, celui que j’ai écrit précédemment, PRODUCTIVITÉ, MOBILITÉ, BLACKBERRY… VIVE L’ÉTÉ ! et celui de Michelle Blanc, Pourquoi les entreprises ont besoin du Web 2.0 ?, tous deux inspirés, que dis-je, alimentés par cet excellent billet « Why Companies Need Web 2.0? », écrit par un des bonzes de FORBES, Mike Schaffner. Alors, asseyez-vous bien confortablement parce que ce billet est assez long, merci. Il faut parfois sortir la tête du terrier pour bien voir l’horizon !
Mike Schaffner explique avec bonhommie comment il fut surpris de constater, lors d’un voyage en France avec sa fille, à quel point le Web 2.0 s’était immiscé dans le tissu social et commercial et surtout, à quel point, sa fille, digne représentante des GenYers, vivait au rythme du Web 2.0 (web sans fil, Google Maps, partage de photos de voyage instantanément sur Facebook, etc.). Il constata aussi que le personnel de l’hôtel, du même âge que sa fille (début vingtaine), était parfaitement au fait des attentes de sa fille en termes de services/technologies 2.0 et aussi parfaitement en mesure d’y répondre (connexion internet sans fil, wiki et blogue de l’hôtel, etc.). Puis, il fait le tour des technologies dites Web 2.0 et en présente quelques applications en entreprise très édifiantes. Et sa conclusion est très simple : les entreprises qui ne s’adaptent pas au Web 2.0 ne pourront non seulement pas attirer, satisfaire et retenir la nouvelle génération de talents mais aussi et surtout, la nouvelle génération de consommateurs; ce qui pourrait s’avérer catastrophique pour plusieurs d’entre elles car comme Forrester le dit dans une récente étude : il faut penser Gen Y ou mourir car cette génération envahit le marché du travail maintenant ! Je le mentionnais aussi récemment en commentaire sur le billet « Google indexe les flash » de Zero Seconde : « … avec la Gen Y, on se dit tout, partout, tout le temps, et i’ faut que ça Flash ». Ils communiquent en toute transparence de façon permanente et instantanée sur de multiples plates-formes. Bref, ils sont très Web 2.0.
Là où ça devient intéressant, c’est que Michelle Blanc conclut dans son billet que si la prestigieuse Forbes parle du Web 2.0 c’est que c’est maintenant « mainstream »; ce à quoi, j’opposai une fin de non-recevoir en ce qui a trait au Québec sur la base de notre expérience de « blogue » depuis 6 mois qui s’est avéré des plus positives en termes de lecture (près de 2 000 visites) mais décevante en termes de commentaires (moins de 10). On nous lit mais on ne nous commente pas. Michelle me dit à ce sujet : « De recevoir des commentaires est un exploit en soi. Surtout lorsqu’un blogue discute de sujets hautement technologiques comme le fait Analystik ». Je répliquai à Michelle qu’apparemment, les gestionnaires du Québec ne perçoivent toujours pas encore les bénéfices sur les plans de l’information et des connaissances de la dynamique des blogues; contrairement aux USA où l’on ne compte plus les blogues d’affaires (et les commentaires qu’ils suscitent), même parmi les Fortune 500. Ou y a-t-il un autre facteur ?
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